mercredi 12 octobre 2011

111012 Leukerbad - Gemmi - Daubensee

Au deuxième jour de notre séjour à Loèche-les-Bains (Leukerbad), le soleil se lève sur les impressionnantes falaises de la Gemmi.

Plus de photos et le parcours géolocalisé en cliquant sur la carte ci-dessous

Cela nous met l'eau à la bouche et nous nous réjouissons de monter au col en empruntant le magnifique chemin qui s'élève dans les falaises, une balade aérienne d'environ 2 heures qui atteint 2350m d'altitude.


Nous traversons le village en direction du téléphérique de la Gemmi, près duquel commence le sentier du col. Au tout début de la balade, notre enthousiasme est stoppé net : un panneau indique que le chemin est fermé. Ce n'est pas tellement surprenant, vu les intempéries du week-end précédent (neige abondante suivie d'un redoux accompagnée de fortes pluies) qui ont causé de gros dégâts en Haut-Valais et dans l'Oberland bernois. 
Nous décidons alors de prendre le téléphérique (en fait, nous n'avons pas le choix). Au lieu de deux heures pour atteindre le sommet, nous ne mettons que 6 minutes! En montant, nous surplombons le chemin fermé; il ne semble pas tellement en mauvais état, quelques coulées de boue au départ, un peu de neige ensuite. Mais nous ne voyons pas tout le parcours, de plus gros dégâts se cachent peut-être plus haut.


Au sommet, nous découvrons le Daubensee, encore bien entouré de neige malgré le redoux. C'est que les nuits sont froides en cette saison et à cette altitude...


A côté de l'arrivée du téléphérique, le restaurant-hôtel Wildstrubel bénéficie d'une vue splendide sur la crête sud des alpes valaisannes. Depuis l'été 2011, il est possible de s'avancer au-dessus du vide sur une impressionnante passerelle pour aller consulter le panorama des montagnes. Attention au vertige!



Comme toujours, les différentes randonnées sont bien indiquées par différents panneaux jaunes. Depuis le col, il est notamment possible de partir en direction du Wildstrubel et de Crans Montana, de la région d'Adelboden ou de rejoindre Kandersteg. Nous nous contenterons de faire le tour du lac, une agréable balade d'environ 2 heures.


Il y a déjà beaucoup de promeneurs. Nous choisissons de continuer sur la rive droite du lac qui descend en pente douce régulière, même si nous resterons ainsi plus longtemps à l'ombre et au froid (glacial...). Il faut souvent marcher sur la neige gelée, en faisant attention à ne pas glisser. La progression en est un peu ralentie et le trajet en devient légèrement plus "physique".


Panoramas du col de la Gemmi avec le Daubensee, dans les premières neiges automnales.

Après être arrivés rapidement au bout du lac, nous décidons de continuer un peu en direction de Kandersteg, au moins jusqu'à un restaurant situé à une demi-heure de marche. Le chemin est  situé au soleil, la neige est donc fondante et lourde. Puis le chemin se met à descendre un peu plus franchement, toujours dans la neige. Nous décidons de ne pas aller jusqu'au restaurant et de rebrousser chemin pour ne  pas trop mettre nos articulations à contribution, il faut les ménager pour pouvoir profiter encore de cette semaine qui s'annonce radieuse...

Nous prenons un petit en-cas au bord du lac, puis entamons le retour par la rive gauche, plus irrégulière. Même si elle est plus ensoleillée, la neige y est plus abondante et molle. Il faut donc éviter, si possible, les  passages où l'on s'enfonce, et les parties boueuses à cause de l'eau de fonte. Nous étions partis pour une balade facile, mais les conditions météo l'ont rendue un peu plus éprouvante! 


Après avoir traversé la rivière, nous rejoignons le début du sentier emprunté ce matin en grimpant un peu au hasard dans les prés, en évitant les amas de neige. Nous aurions aussi pu prendre une petite télécabine qui fait le trajet jusqu'au col à intervalles réguliers, ou lorsqu'au moins quatre personnes se présentent au départ.


Le retour en station se fait évidemment en téléphérique, avec toujours une vue plongeante sur le chemin du col.


Les falaises entourant Loèche-les-Bains, vues depuis le vieux village et ses belles maisons en bois.



Évidemment, la journée ne peut pas se terminer sans un passage aux bains thermaux. Le Burgerbad, l'un des deux centres thermal publics, offre une multitude de bassins, avec buses de massages, bains bouillonnants, bains de pieds, et une spécialité très agréable pour muscles fatigués : la grotte où s'écoule de l'eau en provenance directe de l'une des nombreuses sources de la région. Il est recommandé de ne faire que trois passages de 2 minutes, car la température de l'eau (argileuse et opaque) est de 44 degrés! Entre chaque passage, il convient de se plonger dans un petit bassin situé à côté, dans une eau qui ne doit pas faire plus de 13 degrés. Contraste assuré! 

Ce soir, nous avons également profité d'un bon massage aux huiles essentielles. Le must pour terminer une journée bien remplie.


Couleurs du crépuscule au-dessus des falaises...


Pour finir, nous avons pris un très bon repas dans l'un des établissements partenaires de notre hôtel. En particulier, le potage au vin blanc avec ses grains de raisin était un pur délice!

mardi 11 octobre 2011

111011 Leukerbad-Majingsee-Gorges de la Dala

Nous nous offrons une petite escapade automnale de six jours à Leukerbad (Loèche-les-Bains), dans le Haut-Valais.




La semaine s'annonce magnifique, contrairement au week-end précédant notre arrivée, où un redoux et des trombes d'eau ont suivi d'abondantes chutes de neige jusqu'à basse altitude, provoquant des inondations et glissements de terrain un peu partout dans le Haut-Valais et dans l'Oberland bernois. La route pour Loèche-les-Bains a d'ailleurs été coupée et le trafic dévié par un ancien itinéraire ; pour quelques jours, il ne sera pas non plus possible de consommer l'eau du robinet à cause de la contamination par des alluvions.

En montant vers la station, nous passons par Inden. Voici un avant-goût de la beauté de cette vallée et du temps exceptionnel qui nous attend.


Panorama à 180° depuis le balcon de notre chambre d'hôtel, le Mercury Bristol.


Nous sommes arrivés en début d'après-midi et après avoir pris possession de notre chambre, nous décidons de partir pour une petite balade, histoire de nous mettre en jambe. Sur la carte mise à disposition à l'hôtel, nous avons repéré une promenade pas trop longue menant au Majingsee, puis retour par les gorges de la Dala.


Le chemin commence non loin de notre hôtel et monte d'abord en forêt, avant de rejoindre une route à la pente plus douce.



Panorama 180° du chemin, un peu avant le restaurant le Weidstubli.



Vue sur le haut du village, avec le col de la Gemmi en arrière-plan.


Le trajet se fait en légère montée sur une route de forêt, au bord de laquelle, dans les zones ombragées, subsistent quelques amas de neige. Au bord de la route, l'herbe couchée témoigne de l'intense ruissellement qui a eu lieu lorsque la neige a fondu brutalement en raison des fortes chutes de pluie.


Le Majingsee se dévoile enfin. Difficile de parler à proprement parler d'un lac. Il s'agit plutôt d'une petite retenue au-dessus de la Dala. Mais il n'est pas sûr que ce soit son aspect habituel, car il semble avoir été rempli de sédiments suites aux intempéries. Les berges sont encore boueuses et le talus qui retient le lac s'est en partie effondré.


Au bord du lac, une zone de pique-nique bien aménagée, avec bancs, tables et fontaine, invite à faire une petite pause au soleil. Des gens venant en sens inverse nous indiquent que le chemin est un peu difficile, pour des enfants en tout cas, mais que pour nous, ça ira. La prudence semble de mise...


Panorama sur sur le Balmhorn et le Gemmi pass.


Le chemin descend ensuite pour rejoindre la Dala, qu'il faut traverser par un pont encore recouvert de boue. Des deux côtés de la rivière, le chemin a lui-même été submergé sur des dizaines de mètres. Les éléments se sont vraiment déchaînés le week-end dernier! D'ailleurs, la Dala est encore bien gonflée,  très boueuse, et charrie de gros blocs dans ses flots rapides. Impressionnant...


Quelques mètres plus bas, nous croisons trois promeneurs, dont un homme qui nous avait dépassé lorsque nous faisions une pause. Tous reviennent sur leurs pas, car les ponts situés en aval ont été emportés par les torrents en crue. Ils estiment plus prudent de ne pas aller plus loin dans ces conditions. Comme on nous avait dit un peu avant que le passage était possible, nous décidons de continuer et d'évaluer la situation le moment venu.

Il ne nous faut pas marcher bien longtemps avant de découvrir une première petite combe traversée par un torrent descendant directement de la montagne. Là aussi, les énormes amoncellements de sédiments montrent l'ampleur de l'inondation. Il est néanmoins possible de traverser prudemment, car le niveau de l'eau est très faible. Il faut juste éviter de s'attarder, car les matériaux sont encore humides et très peu stables.


Plus loin, même scénario, en plus chaotique encore. Mais il suffit de remonter un peu le torrent pour trouver une zone où le passage est plus aisé. Effectivement, ce n'est peut-être pas à la portée de n'importe quel promeneur, un minimum de vigilance s'impose.

Après ces passages un peu délicats, le sentier continue dans les prés, puis entre en forêt et rejoint l'entrée amont des gorges de la Dala, accessibles de mai à novembre.

Le sentier longe le canyon dans lequel se rue la Dala en furie. Le clou du spectacle est sans conteste la descente au-dessus des flots, sur un escalier suspendu dans le vide, suivi d'un pont faisant face à une chute de la rivière dans un passage rocheux particulièrement étroit. Assourdissant et légèrement effrayant, à cause de la force de l'eau et de sa couleur gris-brun.

Panorama vertical des gorges de la Dala, ses escaliers et ponts suspendus.



Le chemin se fait ensuite plus plat, le long de la falaise d'où sortent les très nombreuses sources d'eau chaude (jusqu'à 51 degrés) qui font la renommée de Loèche-les-Bains. La chance veut que nous nous trouvions dans les gorges à l'heure où le soleil, prêt à se cacher derrière les montagnes, se situe dans l'axe de la rivière ; cela nous offre de très beaux contre-jour dans les embruns des cascades qui rejoignent la Dala, ou des contrastes saisissant entre l'obscurité des gorges et les couleurs des arbres en pleine mue automnale.


Des panneaux indiquent des zones où les sources chaudes sortent de la roche.


A la sortie des gorges, le chemin continue en forêt en direction du centre du village. Nous découvrons quelques panneaux didactiques d'un parcours consacré aux eaux thermales. Bien réalisé et très instructif.



Après cette première et belle balade, rien ne vaut un passage au spa de l'hôtel, moderne et plutôt bien équipé, puis un bon repas et un douce nuit de sommeil, avant d'attaquer demain la montée au col de la Gemmi...

lundi 3 octobre 2011

110818 Bisse d'Ayent Barrage du Zeuzier

Départ depuis les Mayens d'Ayent en remontant par le bisse d'Ayent jusqu'au barrage voûte du Zeuzier (Tseuzier).




Idéalement, il faudrait laisser sa voiture à Sion et prendre le car postal pour les Mayens d'Arbaz. Mais il faut bien choisir son heure car la fréquence est plutôt restreinte! De plus, le bus qui descend de Zeuzier ne passe pas par les Mayens d'Arbaz...
Nous avons laissé la voiture au parking en face du restaurent du Lac à Arbaz. Pour la retrouver ce soir, soit l'autostop, soit les cars postaux pour descendre jusqu'à Grimisuat et remonter à Arbaz. C'est un peu compliqué car il faut prendre deux bus, il y en a peu pendant la journée, et encore moins le soir!


Comme très souvent, ce ne sont pas les panneaux indicateurs qui manquent! 3h30 pour notre but, le barrage du Zeuzier.

Départ à 1310m d'altitude pour atteindre 1778m au barrage.


Le lac de l'Etang long, agréable coin pour venir pique-niquer, avec tables et bancs.


Le début du bisse est asséché, c'est un peu décevant de commencer ainsi sans savoir s'il est en eau plus loin, surtout avec cette chaleur de plus de 30°C! Cela semble d'autant plus étrange que l'eau n'est en principe coupée qu'en automne...


Ouf! Quelques mètres plus loin, nous découvrons que l'eau a simplement été déviée. En amont, nous retrouvons le doux clapotis si typique des bisses. Le chemin continue à plat, d'abord au soleil car des  coupes de bois ont eu lieu le long du parcours, puis dans la forêt, pour notre plus grand confort! Il faut dire que la deuxième moitié de ce mois d'août 2011 est caniculaire...



Une piste Vita se greffe sur une partie du parcours. Il doit y avoir pire cadre pour faire du sport!



Le bisse d'Ayent est déconseillé aux personnes sujettes au vertige. En fait, la première partie (dans le sens Arbaz - Zeuzier) est très facile. Mais plus loin, le sentier traverse une zone de falaise puis passe dans un tunnel.


Le bisse, construit vers 1442, traversait à l'origine la paroi rocheuse. On imagine le courage et le travail que l'installation de ces chenaux en bois ont exigés, surtout à l'époque. Le tunnel ne date lui que du XIXème siècle.


L'entrée du tunnel. Il n'y a même pas besoin de lampe de poche car un interrupteur situé à l'entrée permet d'éclairer le passage pendant quelques minutes. En revanche, il faut se baisser un peu, car le plafond est plutôt bas!



La fin du tunnel, avec la fameuse petite roue à aubes actionnant un marteau servant d'alarme. Lorsque le bruit continu et régulier de celui-ci cesse, c'est qu'il y a un problème...


Au milieu du tunnel, un trou dans la paroi (qu'il faut franchir à quatre pattes) permet de se retrouver à l'extérieur, en plein dans la falaise, pour admirer l'ancien passage du bisse "à ciel ouvert". Très impressionnant!


Plus loin, nous retrouvons la forêt, ses couleurs, ses champignons...


Depuis Arbaz, le bisse ne présente pas de difficulté (mis à part le passage dans la falaise près du tunnel, qui se franchit sans problème pour autant que l'on regarde où l'on met les pieds). Il est ainsi possible d'aller jusqu'à l'endroit à partir duquel le bisse est en eau. Plus en amont, le sentier devient moins plat, la forêt plus sauvage et le tracé du bisse, abandonné, n'est par endroits plus visible. Nous approchons de la partie réellement déconseillée aux personnes qui n'apprécient pas le vide. En face, de l'autre côté de la Lienne, nous apercevons le bisse du Rô, l'un des plus vertigineux du Valais.


La progression se fait dans l'ancien lit du bisse, dont subsiste encore le muret du côté extérieur. Heureusement d'ailleurs, car le chemin est en à-pic au-dessus d'un vide qui semble sans fin! Au loin, nous distinguons le mur du barrage...  Des chaînes ont été fixées le long de la paroi pour aider les promeneurs. La traversée n'est pas très longue, mais le site fait grande impression. Plus loin, lorsque nous nous retournons, nous voyons le sentier qui semble minuscule dans une immense barre rocheuse. Pourtant nous sommes bel et bien passés par là!


La fin du parcours se fait en montée, parfois assez abrupte. Les mayens succèdent aux rochers... 


Enfin, nous atteignons le lac de Zeuzier, magnifique dans son écrin de pierre. Même à cette altitude, il fait très chaud et une petite glace n'est pas de refus, même si un petit nuage se permet de lâcher quelques vaines gouttes!


Pour le retour, nous avons pu compter sur la générosité d'un couple d'Argoviens en vacances en Valais. Ils ont eu la gentillesse de dévier quelque peu de leur itinéraire pour nous ramener jusqu'aux Mayens d'Arbaz. Merci à eux!